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Michel Rocard, un précurseur

Il est toujours coûteux d’avoir raison avant les autres. Michel Rocard en a payé le prix. Longtemps candidat préféré des Français, il ne réussit finalement jamais à s’imposer face à François Mitterrand pour mener la gauche au pouvoir. Au moment où les hommages se succèdent après sa disparition, je voudrais insister sur ce qui m’a le plus marqué chez lui : sa capacité au rassemblement.
Michel Rocard était un homme d’état d’exception. Anti-colonialiste convaincu, ministre intègre ayant démissionné après l’instauration de la proportionnelle aux élections législatives en 1986, il fut le seul premier ministre socialiste à avoir pratiqué l’ouverture avec plusieurs ministres centristes dans son gouvernement.
Partisan d’une deuxième gauche, réformiste et ouverte tout en étant exigeant sur les convictions, il est à l’origine de la décentralisation avec le contrat de plan Etat-région, mais aussi de la création d’un revenu minimum pour les demandeurs d’emploi en fin de droits. Européen convaincu, il continua jusqu’au bout à plaider en faveur d’un projet d’avenir commun. A l’heure où la nécessité de rassembler toutes les bonnes volontés autour de valeurs communes d’humanisme anime particulièrement notre société, je fais partie de ceux qui plaident pour cette union politique, au niveau national comme sur le plan local.
Michel Rocard a ouvert la voie pour ce chemin, à nous d’en avoir la volonté.

Bruno Dubos
Président du Modem Lot-et-Garonne

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